Manches au tennis : le nombre à gagner pour emporter le match

Trois sets, ou cinq ? Pas de règle universelle au tennis, et c’est là tout l’intérêt. Le nombre de manches à empocher pour décrocher la victoire change selon le tournoi et la catégorie : chez les hommes en Grand Chelem, il faut s’imposer trois fois sur cinq manches pour lever les bras. Ailleurs, et chez les femmes, deux sets gagnés sur trois suffisent à faire pencher la balance.

Ce détail en apparence anodin pèse lourd sur la stratégie et le physique des joueurs. Cinq manches, c’est un marathon : gestion de l’effort, résistance mentale, capacité à rebondir après un passage à vide. Les formats courts, eux, ne laissent aucun répit : tout se joue dès les premiers échanges, l’intensité monte d’un cran, chaque point compte.

Le décompte des points et des jeux

L’univers du tennis foisonne de subtilités, à commencer par son système de points. Chaque échange, ou balle, donne naissance à un point. Mais pour remporter un jeu, il faut franchir plusieurs étapes : le score démarre à « 0 ». Le premier point gagné se transforme en « 15 », puis « 30 », puis « 40 ». Après le « 40 », un dernier point sépare le joueur de la victoire du jeu. Mais attention : deux points d’écart sont nécessaires pour conclure.

Le système de points

Voici comment s’articulent les points au tennis, une progression qui peut dérouter le novice mais fait tout le sel du jeu :

  • 0 point : « 0 »
  • 1 point : « 15 »
  • 2 points : « 30 »
  • 3 points : « 40 »
  • 4 points : jeu remporté (à condition d’avoir deux points d’avance)

Quand les deux adversaires atteignent « 40-40 », le fameux « deuce » s’installe. Dès lors, il faut aligner deux points consécutifs pour l’emporter : avantage, puis jeu.

Les jeux et les sets

Les jeux s’enchaînent, formant à leur tour des manches, ou sets. Pour s’adjuger une manche, il faut remporter au moins six jeux, avec deux jeux d’avance. Si la bataille reste indécise à « 6-6 », place au tie-break, ce jeu décisif où chaque point compte double. Le score grimpe alors normalement, 1, 2, 3, etc. Le premier à sept points, avec deux d’écart, rafle la mise et le set.

Les différents formats de match

Le tennis ne se limite pas à une seule formule : chaque tournoi, chaque catégorie, impose ses propres règles du jeu. Les compétitions du Grand Chelem en sont l’exemple le plus frappant. Chez les hommes, il faut trois sets pour l’emporter ; chez les femmes, deux suffisent. Ce contraste façonne la physionomie des rencontres : sur cinq manches, la gestion de l’effort devient un art, les retournements de situation sont légion. Sur trois manches, chaque erreur pèse lourd, la tension ne relâche jamais.

Ce n’est pas tout : les formats courts, utilisés lors des tournois ATP 250 et 500 ou sur le circuit féminin, favorisent le jeu d’attaque, la prise de risque, parfois au détriment de la construction. Les matchs plus longs, eux, récompensent la constance et la résistance nerveuse.

Les tie-breaks

À 6-6, le tie-break entre en jeu, véritable duel sous pression. Premier à sept points, deux d’avance requis : la règle est simple, mais le contexte en fait un moment sous haute tension. Cette règle s’applique à la plupart des formats, qu’on joue en trois ou cinq sets, sauf exception lors de la manche décisive dans certains tournois comme Roland-Garros.

Les conditions de jeu ne sont pas à négliger. Sur terre battue, l’échange s’éternise, les frappeurs puissants s’épuisent plus vite ; sur gazon, service et volée règnent, les échanges fusent, le match peut basculer en quelques minutes. La surface impose son rythme, ses exigences, et façonne les choix tactiques des joueurs.

En somme, le tennis multiplie les formats et les subtilités. À chaque match, de nouveaux défis, de nouvelles dynamiques, une part d’incertitude qui fait toute la saveur du sport.

tennis match

Combien de sets pour gagner le match ?

Tout dépend du contexte. Chez les hommes, lors des tournois du Grand Chelem, la règle veut que le match se dispute au meilleur des cinq manches. Trois sets à décrocher donc, souvent au prix d’un véritable bras de fer physique et psychologique, où chaque erreur peut coûter cher et où les retournements de situation ne manquent pas.

Côté féminin, et dans la majorité des tournois ATP et WTA (hors Grand Chelem), le format se resserre : deux manches à gagner sur trois. Ce cadre plus court n’exclut pas l’exigence : il faut rester concentré d’un bout à l’autre, savoir accélérer au bon moment, gérer la pression quand le score se resserre.

Tournoi Format Masculin Format Féminin
Grand Chelem (Wimbledon, Roland-Garros, US Open, Australian Open) Meilleur des cinq manches Meilleur des trois manches
Autres tournois ATP/WTA Meilleur des trois manches Meilleur des trois manches

Le service s’avère déterminant, en particulier dans les moments clés. Un joueur qui maîtrise son engagement s’ouvre la voie vers des points expéditifs, peut étouffer la relance adverse. Les aces, tout comme les doubles fautes, deviennent alors décisifs : un service gagnant au tie-break, une double faute à 5-5, et la dynamique du match bascule.

En définitive, le nombre de sets nécessaires pour triompher dépend du tournoi et de la catégorie. Trois ou cinq, peu importe : chaque format impose ses pièges, ses exigences, ses moments de bascule. Au bout du compte, c’est sur le court que tout se joue, set après set, jusqu’à la balle de match. Qui osera faire la différence au moment où tout bascule ?

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